L’avis de Frédéric Delavier sur les relations amoureuses

Frédéric Delavier est une référence dans le milieu de la musculation et un passionné de psychologie évolutionniste. Il nous donne ici un avis bien tranché et pourtant inspirant à plus d’un moment. Voici un résumé de son interview par Stéphane Édouard.

Il s’agit bien ici de son avis personnel et basé sur une branche spécifique de la psychologie. Les phrases qui suivent sont reprises de l’interview vidéo. Le but est de mieux comprendre notre passé pour expliquer notre présent. Attention, certaines phrases peuvent interpeller.

L’évolution de la norme de beauté

L’homme a toujours été attiré par la taille fine et les hanches marquées.
Les fesses bombées avec une légère couche graisseuse sont un avantage pour nourrir le bébé. Par contre, la cage thoracique épaisse est signe de masculinité.

Les muqueuses pulpeuses chez les femelles sont une preuve de fertilité. Voilà pourquoi elles mettent du maquillage. Les cheveux longs et soyeux sont également un signe de bonne fertilité.

Il y a quarante ans, les critères de beauté étaient différents. Les hommes et les femmes riches étaient plus gros, car ils avaient de quoi manger. Aujourd’hui, c’est l’inverse, les gros sont les pauvres qui se nourrissent mal.

Avant, les riches avaient la peau plus claire, car c’était les pauvres qui travaillaient à l’extérieur et étaient exposés au soleil. Aujourd’hui, les riches sont ceux qui voyagent et ont du temps libre pour bronzer.

Faut-il ressembler à quelqu’un de connu pour plaire?

La femme a peur de l’inconnu. Elle cherche ce qui peut la protéger.

La France est un pays de caste social. Il est difficilement possible de monter de rang. La femme essaie de monter socialement. Elle est comme un chat, elle reste là où c’est chaud, près du chauffage.

Malgré le fait qu’il y ait moins de femmes, on a l’impression que ce sont elles qui ont l’embarras du choix.

Les femmes sont disponibles une partie du mois uniquement en fonction de leur cycle hormonal. Elles sont fertiles une toute petite partie du temps. Par contre, l’homme est disponible tout le temps et doit augmenter ses chances pour se reproduire. La femelle sait que l’enfant qui sort de son ventre est le sien, contrairement au mâle qui n’en a aucune preuve (sauf test ADN moderne).

En France, les mâles vivent une misère sexuelle. En Hongrie, la sexualité est plus ouverte. En Allemagne, on n’aime pas “les fils de”, on préfère les gens qui ont monté par eux-mêmes. La femme, elle, est acceptée partout et passe d’un groupe social à l’autre plus facilement.

Les femmes revendiquent l’égalité salariale tout en cherchant des hommes qui procurent la calorie

Les millions d’années d’évolution ne peuvent pas disparaître aussi rapidement. Une femme qui a un bébé doit le stimuler en permanence. Le bébé a besoin d’être touché fréquemment pour stimuler son système nerveux. Les bébés moins touchés présenteront des problèmes psychologiques dans leur avenir.

Une femme est vigilante en permanence pour surveiller son bébé. Durant la période de chasseur cueilleur, les femmes étaient enceintes très jeunes. Elles sont donc mieux programmées pour lutter contre la douleur.

Un homme est fait pour vivre des gros stress et violents. C’est lui qui avait la confrontation entre mâles et le danger avec les prédateurs. Il a peur de la douleur et va essayer de l’éviter.

Les cadeaux sont une preuve que l’on peut sacrifier beaucoup de calories pour la femelle. D’où l’attrait vers les bijoux, les voitures, etc.

La réaction aux stress

Les différentes réactions: celui qui fuit, celui qui attaque, celui qui est tétanisé. Les femmes fuient ou tétanisent. Les hommes attaquent ou fuient.

La bipédie

Nos ancêtres primates avaient convenu un accord entre mâles et femelles. Les femelles sont plus vulnérables avec leurs petits et doivent veiller sur eux plusieurs années après leur naissance. Celles qui ont survécu étaient celles qui sont restées près des arbres, qui restaient protégées, et qui échangeaient leur sexualité aux hommes contre de la nourriture. Les hommes étaient moins attachés à leurs petits, car ils pouvaient en avoir d’autres. La femme, elle, donnait sa vie pour son enfant.

Le mâle est dans le calcul technique. La femelle reste dans le foyer pour nourrir l’enfant.

Le langage

Les primates femelles parlaient pour hiérarchiser et pour socialiser. Le langage permet de stabiliser le groupe.

Les mâles doivent être plus solidaires entre eux pour la chasse. La camaraderie est plus importante. L’affrontement entre deux mâles est très risqué. Voilà pourquoi on codifie et on crée des règlements pour ne pas se blesser gravement. Car on pourra avoir besoin de ces hommes plus tard pour la guerre.

L’interview original se trouve ici.